L'Histoire c'est aussi garder en souvenirs les horreurs du passé ! C'est pourquoi je photographie les stèles lors de mes promenades...
Afin d'écrire un bref résumé pour chaque patronyme, j'ai consulté les sites de Mémoires de Hommes et du Matiron, dictionnaire des fusillés de 1940-1944.
Cormaranche-en-Bugey au Col de la Lèbe
Le 11 juillet 1944, les Allemands lancent une opération d'envergure afin d'anéantir la Résistance des maquis de l'Ain. Venant d'Hauteville-Lompnes, ils se dirigent vers Thézillieu. De violents combats s'engagent à Charancin et au Col de la Lèbe.
CABAUD Paul Jules Elysée né le 14 février 1905 à Planoiseau (39), résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), meurt à Charancin le 11 juillet à 15h00.
MOTTET Albert Fernand né le 26 octobre 1916 à Bellignat. Il rente dans les maquis de l’Ain à la 2e compagnie du 2e bataillon FTPF. Il est tué au combat de Charancin (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
GIROD René Louis Marius né le 17 mai 1920 Bellignat, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI), décède lui aussi à Charancin (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
SEYZERIAT Fernand Henri Clotaire né le 11 décembre 1920 à Bellignat, résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), est décimé le 11 juillet à Charancin.
BUFFET Paul Etienne, né le 19 octobre 1912 à Lacoux, membre de l'Armée secrète, puis des Forces Françaises de l'Intérieur, tombe à l'ennemi le 11 juillet 1944 à 20h00 près de la Fruitière des Grange ;
EMIN Léon Casimir, né le 09 juin 1914 à Cormaranche-en-Bugey, chauffeur de Taxi, est membre de l'Armée Secrète. Il est capturé le 11 juillet, torturé au lieu dit les Cuissonnières, et y décède vers 23h00. Il est médaillé de la Résistance ;
GUILLOT-VIGNOT Françisque Stéphane, né le 25 février 1906 à Champdor, fait parti de l'Armée Secrète. Il est chef de la trentaine de Ruffieu. Rescapé de l'accrochage du 02 février 1944, arrêté le 11 juillet, torturé, il décède aux Cuisssonnières. Son épouse sera arrêté et déportée.
Au sommet du col de la Lèbe une croix en bois rappelle la mort de DALLU Philippe le 15 juin 1944. Ce même jour ou Saint-Maurice brûle...
DALLU Philippe Louis né le 01 mai 1926 à Belley, résistant des Forces Françaises de l'Intérieur, il rentre dans l'Armée Secrète au groupe Gesler en 1944. Lors de la grande opération allemande pour accéder au Plateau d'Hauteville, Philippe DALLU est tué au hameau de Charancin.
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Belmont-Luthézieu au Col de la Lèbe
Ce monument est érigé sur la route reliant le Valromey.160 patronymes sont gravés sur la Croix de Lorraine taillée dans la Pierre d'Hauteville. Un morceau de granit ramené du camp Manthausen est exposée. "On vous a pris la vie on vous doit dignité et mémoire".
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Saint Maurice hameau de Charancin
Le col de la Lèbe est un véritable verrou résistant aux allemands grâce aux nombreux camps du Maquis du Plateau d'Hauteville-Lompnes. A chaque incursion, l'ennemi est arrêté dans sa progression par les nombreux résistants, qui exploitent leurs connaissances parfaites du terrain.
Le 13 juin une colonne allemande est arrêtée, dans l'affrontement des soldats sont blessés et/ou tués à Samonod. Le maquis décroche sans aucun dégât. Les deux granges BORNAREL sont incendiées par les allemands.
Bien décidé à franchir ce col bien défendu, l'ennemi prépare une incursion d'envergure....
Le 15 juin 1944 Lucien JUILLET prépare le pain pour les maquisards dans le four banal. Soudain des rafales de mitrailleuses résonnent. Les allemands envahissent le village et fouillent les maisons. Saint Maurice est vidé de ses habitants, les maisons sont fouillées et puis le village brûle... Seule la maison des soeurs BASSET, dont l'une est infirme, est épargnée, le soldat ennemi a tenu sa parole...
Tous les enfants sont rassemblés dans l'école de Charancin sous la garde de la maîtresse.
Les habitants de Charancin venus à la rescousse de la famille ou des amis du hameau en feu, sont arrêtés par les allemands, mis en joue, alignés bras en l'air... Aucun n'est abattu.
Les allemands repartent en fin d'après midi avec un troupeau de 75 vaches, des brebis, un porc, ... Ils laissent un village dont 23 bâtiments fument, seuls la maison BASSET, le four banal et la chapelle sont intacts.
Les combats se continuent au col de la Lèbe avec l'incendie et des assassinats à l'auberge DUGONE.
Un article paru le 10 septembre 1944 dans le France Amérique à New-Yorck déclare que 5 habitants ont brûlé vifs dans leur maison à Charancin.
Charancin reçoit la croix de guerre avec une étoile de bronze par décret du 11 novembre 1948.
Louis DOUILLET a écrit un article dans le Progrès en 1969 et un fascicule pour le cinquantième anniversaire de cette tragédie (les photos ci dessous en sont extraites).
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Une stèle commémorative est inaugurée également pour ce triste anniversaire. La photo de la maquette est issue du fascicule sur Charancin.
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La Place du Village a réalisé en juin 2025 un reportage sur Saint-Maurice...
Sutrieu (Auberge de la Lèbe)
Cette stèle est située en descendant le col de la Lèbe, au niveau de l'ancienne auberge et au croisement de la route montant à la maison forestière.
Le 15 juin 1944 les allemands décident de libérer le passage du col de la Lèbe et d'accéder au plateau d'Hauteville.
L'auberge de la Lèbe, tenue par la famille DUGONE servait de relais téléphone au Maquis.
Charles François DUGONE né à Modane (73) âgé de 45 ans, membre FFI, sera battu à mort en même temps que son fils Fernand François DUGONE âgé de 15 ans à côté de son hôtel et tous deux achevés à coups de baïonnettes pendant que l'auberge brûle. Charles recevra la médaille de la Libération en 1959.
Ce monument a été inauguré le 15 juin 2023.
Un chapitre leur est consacré dans le mémorial de l'oppression de l'Ain.
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Hôtel des Cols et route de Thézillieu
Le 22 juin 1944 3 résistants sont arrêtés lors d'une patrouille, ils sont exécutés le 23 juin à 10h00 du matin.
CONVERT Hubert né le 19 mai 1922 à Saint-Étienne-du-Bois, résistant des Forces unies de la jeunesse et des Forces Françaises de l’Intérieur sous le pseudo "Verdure", est fusillé le 23 juin 1944 par les allemands ;
HERBEPIN Raymond Jean né le 17 mai 1910 à Bourg-en-Bresse, membre résistant des Forces unies de la jeunesse sous le pseudo "Raimu", il est exécuté le 23 juin 1944 par les allemands ;
HERBEPIN André Georges né le 29 juin 1920 à Bourg-en-Bresse, commis aux chantiers de Jeunesse ; résistant des Forces unies de la jeunesse et des Forces Françaises de l’Intérieur sous le pseudo « Pépin », il est exécuté le 23 juin 1944 par les allemands.
Le 11 juillet 1944, les Allemands lancent une opération d'envergure afin d'anéantir la Résistance des maquis de l'Ain. De violent combats s'engagent au Col de la Lèbe. Le 2ème bataillon FTPE 2ème Compagnie paie un lourd tribu entre les deux communes.
Certains résistants sont inscrits sur plusieurs monuments des alentours.
BALLET André né le 27 décembre 1920 à Oyonnax, résistant des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur, tué au lieu dit la Platrerie à Thézillieu ;
BESNARD François Paul Victor né le 24 février 1910 à Oyonnax, membre des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur, mort à Charancin ;
BOCHET Emile Marius né le 30 juin 1913 à Rive-de-Gier (42) résistant des Francs-Tireurs et Partisans Français, décède au combat à la fruitière des Granges ;
CABAUD Paul Jules Elisée né le 14 février 1905 à Planoiseau (39), résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), meurt à Charancin le 11 juillet à 15h00 ;
CADOZ Gustave Léon Louis dit "Pierre" Né le 19 avril 1904 à Dortan, résistant des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur, meurt au combat le long de la forêt de Gervais à Thézillieu ;
SEYZERIAT Fernand Henri Clotaire né le 11 décembre 1920 à Bellignat, résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), est décimé le 11 juillet à Charancin.
COUTIER Louis Olivier né le 6 avril 1910 à Oyonnax, entre aux Francs-Tireurs et Partisans Français, tué le 12 juillet près de Sainte-Blaizine hameau de Thézillieu ;
DUCHENE Paul né le 31 août 1908 à Saint-Claude (39), il fait parti des victimes civiles, décédé sur Cormaranche-en-Bugey
GIARDINO Constant Italo Emile né le 11 avril 1906 à Oyonnax, membre des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur. Le site Maitron le dit décédé aux carrières d'Hauteville mais son nom ne figure pas sur le monument au dit lieu mais sur celui de l'Hôtel des Cols.
GIROD René Louis Marius né le 17 mai 1920 Bellignat, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI), décède lui aussi à Charancin (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
MOTTET Albert Fernand né le 26 octobre 1916 à Bellignat. Il rente dans les maquis de l’Ain à la 2e compagnie du 2e bataillon FTPF. Il est tué au combat de Charancin (et non pas aux carrières d'Hauteville sur le hameau de Charancin cité par Maitron) ;
MURCIA César né le 26 décembre 1914 à Valencia (Espagne) vit à Dortan, rentre dans les maquis de l'Ain. Il décède le long de la forêt de Gervais vers 20h30 ;
POCHONOD Jean Baptiste Adelin né le 29 janvier 1895 à Montcusel (39), membre des Francs-Tireurs et Partisans Français et des Forces Françaises de l’Intérieur. A participé à la première guerre mondiale. Il est mobilisé en 1940 et démobilisé 9 mois plus tard. Il est tué à l'ennemi au lieu dit la Platrière, le long de la forêt de Gervais.
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Ponthieux-Thézillieu
Le 13 juin 1944, l'ennemi tente une montée sur le plateau d'Hauteville sans succès. Le 15 juin persévérant ils passent le col de la Lèbe et arrivent sur le Plateau. A 19h30 une patrouille de reconnaissance assassine plusieurs habitants.
GARIN Raymond Francisque né le 11 avril 1922 à Thézillieu, est membre des Forces Françaises de l'Intérieur, décoré de la médaille de la Résistance le 07/01/1952 ;
CLEYET Emile Stéphane Valentin né le 14 février 1914 à Thézillieu, cheminot victime civile mais obtient la mention mort pour la France. Son patronyme figure également sur la plaque commémorative de la SNCF à Chambéry ;
ADOBATI Lucien, né le 01 mars 1921 à Hauteville-Lompnes,fait parti de l'Armée Secrète, puis des Forces Françaises de l'Intérieur ;
ALLOIN Jean Marie, né le 03 septembre 1911 à La Chapelle-sous-Dun (71), est membre des Forces Françaises de l'Intérieur ;
OLIVETTI Claudius, né le 08 février 1925 à Bourg-en-Bresse, membre des Forces Françaises de l'Intérieur, il est mortellement blessé le 29 juin 1944 au lieu dit la Croix au Pin, dans le col de La Lèbe et décède le même jour à Virieu-le-Grand.
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Corlier
Cachée près d'une haie dans le village de Corlier, elle porte les photos des habitants tués par les Allemands.
Elle a heureusement été déplacée sur le bord de la route à coté du monument aux morts.
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Hauteville-Lompnes
La première stèle se trouve sur la route de Corlier, au niveau des carrières. De violents combats se déroulent les 12 et 13 juillet 1944 pour retenir l'ennemi.
FELTIN Léon Joseph né le 29 août 1889 à Longwy (54), garde des eaux et forêt à Poncin, officier de la première guerre mondiale. Il rentre dans de l'Armée Secrète de l'Ain et des Forces Françaises de l'Intérieur, commande une unité de 30 hommes, la compagnie Feltin. Ill établit des barrages sur le plateau d'Hauteville et le Valromey pour ralentir l'ennemi. Une première embuscade a lieu au col de la Lèbe le 22 juin. Les allemands se replie sur Artemare. La deuxième vague du 12 juillet 1944 lui est fatale aux carrières d'Hauteville.
FEUILLANT René Marius Lucien né le 19 décembre 1923 à Bourg-en-Bresse, membre de la Résistance Intérieure Française, meurt au combat le 12 juillet 1944 aux Carrières à Hauteville ;
BERTILLOT Fernand né le 29 juillet 1921 à Certines, résistant des Forces Unies de la Jeunesse Patriotique puis dans les maquis de l'Ain sous le pseudo d'Arco. Les carrières sont un endroits idéales pour se cacher dans les nombreux trous et tas de pierres. Il est tué aux coté de son compatriote FEUILLANT René le 12 juillet 1944.
BESSON Henri Joseph né le 02 février 1922 à Argis, résistant du maquis de l'Ain et des Forces Françaises de l'Intérieur sous le pseudo Dimuro. Lors des combats aux carrières d'Hauteville le 12 juillet 1944, il est arrêté, torturé et exécuté sommairement le 15 juillet 1944.
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La seconde est située près du col de Valorse. Elle rappelle le crash d'un avion de la Royal Air Force disparu dans la nuit du 4 au 5 février 1944 et où ces 7 aviateurs venus ravitailler le Maquis trouvèrent la mort.Il s'agit du P/O Henry L. PRYKE (pilote), du Sgt Robert DOWZER (mécanicien), du W/O James DONALDSON (bombardier), du Sgt A. SPRAY et du Sgt Kenneth T. STAPLE (mitrailleurs), du Sgt Kenneth A. GLEW (radio) et du Sgt Dennis T. -VINCE (navigateur).
Pour plus d'information :
https://www.lguyhauteville01.com/archives/2014/09/28/30668765.html
https://www.maquisdelain.org/article-stele-royal-air-force-43.html
https://francecrashes39-45.net/page_fiche_av.php?id=1995
https://www.leprogres.fr/ain/2014/05/09/un-poignant-hommage-a-la-bravoure-des-sept-aviateurs-de-la-royal-air-force
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Nivollet-Mongriffon
La première stèle rappelle que dans la ferme des Gorges située à coté, M. Henri PETIT, créa le premier camp de réfractaires au STO, le 10 juin 1943.
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Thol
Ce bloc de pierre a été élevé en mémoire des Enfants de troupe d'Autun. Leur devise : DISCIPLINE TRAVAIL PATRIE
Chassés par les allemands de leur école située à Valence en juin 1943, les élèves se réfugient alors en octobre au camp de Thol, et participent au défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax.
22 d'entre-eux rejoignent le maquis en mars 1944, puis 30 nouveaux en mai.
Le gouvernement de Vichy ferme le camp, ceux qui n'ont pas désertés sont renvoyés dans leur foyer.
Ils combattirent au coté des maquisards de l'Ain et participent au sabotage des 22 locomotives à la gare d'Ambérieu-en-Bugey. Leurs actions ont lieu sur le Bugey et Valromey afin de d'enrayer au mieux le déplacement des allemands.
Une autre stèle leur est consacrée à la Valbonne, ainsi qu'une page Internet du musée de la résistance.
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Saint Germain en Bugey
Dans la nuit du 16 au 17 août 1943, un avion de la Royal Air Force a été attaqué par un chasseur allemand.
En proie aux flammes, il s'écrase à Saint-Germain en Bugey.
Cet avion comportait 7 membres d'équipages, 5 décèdent dans l'accident, un est fait prisonnier et un réussi à s'évader..
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stèle Argis
Cette sépulture est le long de la route 1504 entre Saint Rambert en Bugey et Argis.
RACHEL Camille Dominique est né le 21 mai 1923 à Saint-Rambert-en-Bugey. Etudiant, il rentre dans la résistance des maquis de l'Ain compagnie Verduraz sous le pseudo de Raoul.
Il est abattu par balle par les allemands au pont de Reculafol le 09 juin 1944 près du lieu d'un sabotage ferroviaire.
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Stèle Montanges
Ce monument commémore le courage de nos valeureux combattants de l'ombre.
Je reprends le texte du musée de la Résistance de Nantua :
Le P.C. est averti d’une attaque allemande devant débuter le 8 avril. Le Lieutenant De Vanssay, “Minet” reçoit l’ordre de barrer les routes Giron-Saint-Germain de Joux et Chamfromier-Trébillet. Le camp Lorraine de Boghossian a pour mission de barrer la route Saint-Germain de Joux-Giron et Champfromier-Trébillet et le Maquis Richard de dresser une embuscade sur la RN 84 Lyon-Genéve et de détruire le tunnel ferroviaire de Trébillet. Au soir du 7 avril, les 2 camps, ayant synchronisé leurs actions, venus de la Combe d’Evuaz, partent en mission. A 5H du matin le 8, le maquis Lorraine fait sauter les sapins qui se couchent en travers de la route et prend position à hauteur de ce barrage. Vers 6 heures les hommes entendent des bruits de mitraille au lointain. Le bruit des mortiers indiquent que “Minet” et ses hommes sont attaqués par les Allemands. Tenant leur position, le camp Lorraine n’apprend que le lendemain la tragédie. “Minet” et le camp Richard ont pris du retard, des éclaireurs notent que le dispositif allemand au niveau de Trébillet a été renforcé. Le jour pointe et “Minet” reporte les opérations au soir. Son détachement se planque dans la forêt au-dessus de la ligne de chemin de fer et attend, sécurisé par des sentinelles. A 7H “Minet” abat 2 Allemands qui l’avaient surpris. C’est le début du désastre : “Minet” ordonne à ses hommes de franchir la voie, la route, le pont et de se réfugier dans le bois de Montanges. Les maquisards sont pris sous le feu ennemi depuis le village de Châtillon-en-Michaille. C’est le carnage, “Minet” remplace au F.M. “Bombardier” qui vient d’être tué, il est blessé par un éclat de mortier, il veut couvrir ses hommes. Économisant ses munitions, il a le temps de mâcher ses notes, l’officier de Saumur meurt en héros. Onze hommes du maquis sont tués : Lucien Tavel, et son frère Marcel, Arsène Favre, Georges Vénière, Jean Bombardier, Jean Jollivet, Roger Moureaux, Pierre Letienne et André Jost (tué à Etraz) et un qui restera inconnu.
https://www.resistance-ain-jura.com/fruhling-combat-montanges.html
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Stèle d'Oyonnax sur la route d'Arbent
Ce monument se situe entre le village d'Arbent et la zone commerciale, sur le coté droit de la route.
Il rappelle les deux habitants du lieu tués par les allemands le 14 décembre 1943.
Ce jour là la Gestapo, arrive sur Oyonnax, rentre dans l'Hôtel de Ville arrête messieurs MARECHAL Paul, maire SONTHONNAX Auguste, adjoint. Ils sont fusillés en bord de route.
Auguste Lucien Aimé SONTHONNAX voit le jour le 21 octobre 1893 à Izernore.
Il est cultivateur lors de son incorporation le 28 novembre 1913.
Il devient caporal le 24 septembre 1914, caporal fourrier le 01 octobre 1914, sergent le 03 février 1916, adjudant le 01 octobre 1917, sous lieutenant temporaire au 6 novembre 1918.
Il est démobilisé le 09 septembre 1919. Promu sous-lieutenant de réserve le 29 juin 1920, puis lieutenant le 22 novembre 1923.
Il est condamné par jugement le 02 octobre 1940 à 10 francs d'amende pour défaut d'appareil antiparasitaire sur installation électrique.
Sa fiche militaire souligne son énergie et son courage, son entrain à aller à l'attaque, ses qualités remarquables d'initiative et de courage, sa justesse de tir, sa tenu de position malgré le tir de de l'ennemi, son héroïsme et dévouement.
Le défilé d'Oyonnax provoque la colère des Allemands. Il est arrêté et massacré le 14 décembre 1943 comme victime civile.
Il est distingué par la croix de guerre avec étoile de bronze, chevalier de la légion d'honneur le 10 juillet 1926. Je ne trouve pas son dossier dans la base Leonore.
Paul Marie Léon MARECHAL nait le 28 décembre 1882 à Culoz.Il est comptable de métier à Albertville (73). Il est incorporé au 60ème Régiment d'Infanterie le 16 novembre 1903. Nommé caporal le 21 novembre 1904, puis sergent le 28 avril 1905, sergent fourrier le 7 septembre 1905, il est démobilisé le 18 septembre 1906.
Il est rappelé sous les drapeaux le 02 août 1914. le 14 septembre 1914 il est nommé sergent major, puis sous lieutenant de réserve temporairement le 27 mai 1915 et définitivement le 27 mai 1905.
Il est chef de corps au ravitaillement vivres et munitions entre le 30 mai et le 4 juin 1918 et n'a pas hésité de monter au front à plusieurs reprises. Sur ces états de services il est écrit " d'un dévouement et d'une initiative remarquable. A fait preuve durant toute la campagne d'une admirable énergie et s'est montré en toute occasion un collaborateur zélé et précieux".
Il est décoré de la croix de guerre avec trois étoiles de bronze et chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 27 décembre 1923.
Il intègre le 39ème régiment de tirailleurs le 21 juin 1923. il devient capitaine de réserve le 25 juin 1929.
Il est de nouveau mobilisé le 28 août 1937 avec comme affectation le service de rassemblement des étrangers.
En 1942-1943 il est maire d'Oyonnax lors de la répression allemande le 14 décembre 1943.
Une rue porte son patronyme.
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Col de Richemond
Ce col du Jura méridional permet le passage depuis le Valromey à la vallée bordant le Rhône.
Une stèle située en son sommet rappelle ce au lieu de la Résistance.
Du 7 juin au 5 septembre 1944, les maquisards, soit plus de 150 hommes, participèrent à huit opérations militaires sur Seyssel, Linod, Virieu-le-Grand, Chavornay et Chanay, et seize maquisards furent tués pendant les combats du 2 juillet au col de Richemond.
Pour se plonger dans les faits, je vous conseille, entre autre : Les maquis de Richemond par Gilbert GONTHIER édité en 2010 et revue et augmentée en 2020.
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Chatillon-de-Cornelle
Une plaque orne le mur d'une maison en bord de route.
Elle rappelle la mort de Léon André TENAND, né le 19 juillet 1912, fils de Jules, âgé de 47 ans et de Rosalie Poncin, âgée de 38 ans, tous deux cultivateurs à Saint-Étienne-du-Bois (Ain).
Il était curé d’Izenave et Vieu-d’Izenave.
Il était domicilié au hameau de Durlande, à Saint-Étienne-du-Bois (Ain).
Il rentrait d’une visite à sa famille lorsqu’il est intercepté par les Allemands qui le prennent pour un terroriste et le fusillent le 11 avril 1944.
Il obtint la mention « Mort pour la France »




